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Présidentielle 2017 - Propositions UNICEF : Que fait-on pour les enfants ?

Publié le : jeudi 2 février 2017

Voir en ligne : https://www.unicef.fr/contenu/espac...

Source : www.unicef.fr

« Il y a un an le Comité des droits de l’enfant des Nations unies adressait des remarques très sévères à la France sur sa capacité à protéger les enfants sur son territoire. Aujourd’hui, l’UNICEF France fait 8 propositions aux candidats à l’élection présidentielle et lance la campagne « Enfant avant tout », pour rappeler que l’enfance est un droit.

Paris, 2 février 2017 – En France, 5e puissance mondiale, la pauvreté des enfants ne baisse pas depuis la crise de 2008, l’école de la République ne parvient pas à résorber les inégalités sociales, des enfants vivent toujours en bidonville avec un accès plus que précaire aux services de base auxquels ils ont droit. Les chances de s’épanouir, d’apprendre, de réussir ne sont pas les mêmes pour tous et les inégalités s’accentuent.

8 propositions élaborées à partir de la parole des enfants

L’UNICEF France adresse aux candidats 8 propositions, afin que l’équité soit au cœur de toute décision concernant les enfants. Parce que pour vivre ensemble, il faut pouvoir grandir ensemble, des solutions nouvelles sont à inventer, avec les enfants eux-mêmes, pour un accès effectif à leurs droits les plus fondamentaux. Ces 8 propositions ont été élaborées par l’UNICEF France, notamment à partir de la parole des enfants : 22 000 enfants dont plusieurs milliers vivant dans les quartiers les plus défavorisés ont participé à la 3e consultation nationale des 6-18 ans, « Grandir en France : le lieu de vie comme marqueur social ».

Enfants avant tout !

Pour faire connaître ses propositions, l’UNICEF France lance une campagne en presse quotidienne nationale et sur les réseaux sociaux avec le hashtag #enfants2017 : 1 visuel par proposition qui vient rappeler qu’un enfant est avant tout un enfant : il doit être considéré spécifiquement et ses droits doivent être respectés. Ce ne sont pas des « délinquants », des « mendiants », des « migrants », mais des enfants que la France s’est engagée à protéger.

L’UNICEF a commencé à rencontrer les candidats et leurs équipes et continuera tout au long de la campagne électorale, pour que le principe d’égalité se traduise concrètement dans la vie de chaque enfant.

8 propositions au futur président de la République française

1/ Investir d’urgence pour les tout-petits
Pour les familles en difficulté, plus de places en crèche, un accès à l’école pour les moins de 3 ans

2/ Associer les enfants et les jeunes aux décisions publiques qui les concernent,
pour un meilleur accès aux savoirs et aux loisirs

3/ Donner à tous les enfants toutes les chances de réussir à l’école
Des enseignants formés tout au long de leur carrière, davantage de ressources pour les plus défavorisés, davantage d’autonomie pour les établissements

4/ Rendre effectif le droit à l’école pour les enfants des bidonvilles
Assurer la scolarisation des enfants vivant dans les 500 bidonvilles présents sur le territoire

5/ Rappeler qu’un enfant délinquant est d’abord un enfant en danger
Garantir la spécificité de la justice pénale des mineurs en toutes circonstances

6/ Protéger les enfants réfugiés et migrants
Ils doivent être mis à l’abri pour les protéger de l’exploitation et la violence auxquelles ils sont exposés sur la route

La crise des réfugiés touche en premier lieu des familles, des jeunes, des enfants. Parmi eux, des enfants qui se retrouvent parfois seuls et à la merci d’adultes mal intentionnés et de passeurs. Les mineurs non accompagnés sont exposés à de multiples risques : exploitation, violences, violences sexuelles…

Les enseignements de l’enquête Ni Sains Ni Saufs menée par l’UNICEF dans le Nord de la France et les situations documentées à la frontière franco-italienne et à Paris ont montré la nécessité d’une réponse coordonnée et humaine des autorités sur l’ensemble du territoire. Cette réponse doit être en priorité la mise à l’abri immédiate des enfants réfugiés et migrants présents sur le territoire français, notamment des mineurs non accompagnés. Cette mise à l’abri doit s’inscrire dans une dimension de protection et d’accès aux droits. Elle nécessite la mise à disposition des moyens nécessaires afin de garantir l’accès à la santé, à l’éducation et à un appui juridique de qualité.

La France a le devoir de respecter ses engagements internationaux, pour une protection sans restriction de ces enfants, parmi les plus vulnérables, tout en jouant un rôle moteur au niveau européen.

7/ Porter l’aide publique au développement à un niveau décent
Pour atteindre, enfin, au minimum 0,7 % du PIB

8/ Sanctuariser les écoles dans les conflits
La France doit signer la déclaration sur la sécurité dans les écoles et protéger les enfants et leurs écoles en temps de guerre »