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La place du jeune Emad, n’est pas dans un centre de rétention ! Nous demandons sa libération et sa régularisation !

Publié le : lundi 19 septembre 2016

Voir en ligne : http://www.educationsansfrontieres....

Source : Réseau Education Sans Frontières

« Emad AEED BOCHRA FARAG, ressortissant égyptien âgé de 21 ans et demi, est entré en France en 2011, soit à l’âge de 16 ans et il y vit de manière continue depuis lors.

Pris en charge par l’ASE de Paris à 17 ans et hébergé dans un foyer pour mineurs étrangers à Paris , il signe en janvier 2013, à ses 18 ans, un contrat jeune majeur d’une durée de 3 ans et suit des cours de français durant une année dans une structure à Montreuil.

Ce jeune homme a toujours montré une réelle volonté de s’insérer dans la société française. En deux ans, le jeune s’est formé aux métiers du bâtiment et d’employé libre service pour travailler au sein de l’enseigne Franprix. A l’issue de sa dernière formation, il effectue un stage de 6 mois où il donne entière satisfaction à l’entreprise qui l’accueille mais qui ne peut l’embaucher faute de titre de séjour, condition sine qua non pour exercer une activité salariée en France.

Soucieux de sa situation administrative, il dépose en mars 2014 une demande d’obtention d’un titre de séjour auprès des services de la préfecture de Police de Paris restée à ce jour sans réponse. Sorti du dispositif de l’ASE à 21 ans, en janvier 2016, il se retrouve à la rue avant d’être hébergé chez des amis.

Le jeune homme sortait du bureau de l’ASE à Paris lorsqu’il a été contrôlé ce vendredi 16 septembre, sans motif apparent à la gare de Lyon et placé en rétention par le préfet de Police sur la base d’une Obligation de Quitter le Territoire Français prise à son encontre le jour-même.

Nous, signataires de la présente pétition, refusons que le jeune Emad, pris en charge par l’ASE durant plusieurs années et dont la place est incontestablement ici en France, puisse être menacé d’expulsion. Ainsi, nous demandons au tribunal administratif de Paris de bien vouloir annuler la décision du préfet de Police de Paris et de permettre à ce jeune homme sans histoire de pouvoir faire réexaminer sa situation administrative. »