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Question écrite n° 20631 de M. Jean-Paul Fournier - Situation des mineurs isolés étrangers

Publié le : vendredi 18 mars 2016

Voir en ligne : http://www.senat.fr/questions/base/...

Source : www.senat.fr

« Question écrite n° 20631 de M. Jean-Paul Fournier (Gard - Les Républicains)
publiée dans le JO Sénat du 17/03/2016 - page 1039

M. Jean-Paul Fournier attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation des mineurs isolés étrangers (MIE). En effet, selon les dernières estimations, les mineurs étrangers isolés pris en charge par les services français de l’aide à l’enfance seraient au nombre de 9 000. Ces chiffres marquent une très nette augmentation : on compterait 412 prises en charge en 2013 pour 1 403 en 2015, des associations estimant par exemple que près de la moitié des 200 à 300 enfants du bidonville de Calais seraient isolés. La disproportion de ces chiffres, notamment entre le nombre de mineurs pris en charge et ceux laissés à eux-mêmes est d’autant plus inquiétante que ces derniers sont extrêmement influençables et vulnérables, ce qui fait d’eux des proies faciles, à la merci des proxénètes et des esclavagistes modernes. Ces chiffres prennent au demeurant une résonance particulières lorsqu’ils sont confrontés aux déclarations de l’office europol qui a évalué en janvier 2016 à près de 10 000 le nombre d’enfants réfugiés disparus sur le continents, redoutant qu’ils n’aient été les proies de réseaux de criminalité organisée. L’organisation des Nations unies s’est d’ailleurs chargée de rappeler à la France ses responsabilités quant aux dérives du sort des MIE.
La prise en charge de ces mineurs isolés est en outre, pour le moment, laissée uniquement aux départements, ce qui représente à la fois des investissements trop lourds et une inégalité de répartition des responsabilités. Devant l’afflux croissant des migrants, il est urgent pour l’État de trouver une solution au niveau national pour entraver la mise en place de l’exploitation de ces jeunes.
C’est pourquoi il lui demande les mesures qu’il entend prendre pour endiguer le phénomène en amont et garantir la sécurité de ces mineurs sur notre territoire.

En attente de réponse du Ministère de l’intérieur. »